L'homme moderne
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Quelles sont tes influences musicales ?
Elles viennent de musiques de films avec des compositeurs comme Ennio Morricone, Nico Fidenco ou encore Vangelis, Tangerine Dream, Giorgio Moroder, et d’artistes comme Jean-Michel Jarre à ses débuts, Space, ou plus récemment Daft Punk, Alan Braxe qui m’ont accroché sur une texture de son plus actuelle.
Quelle est ta journée type ?
Je n’ai pas à proprement parler de journée-type étant donné que je cale mon emploi du temps en fonction de mes horaires de travail. Mais une bonne journée comme je les aime (et heureusement il y en a souvent) c’est bosser sur mes compos à la maison avec un paquet de cigarettes à proximité, et le soir me faire un bon repas et une bonne série B avec ma copine.
Quel rapport entretiens-tu avec Internet ?
Comme beaucoup de gens je suis accroc. Je me sers d’Internet pour la promo de L’Homme Moderne, pour commander des films, acheter de la musique, visiter des sites blabla… Je m’y suis mis en 1997 et je ne me vois pas décrocher.
Ton plat préféré ?
Probablement le magret de canard aux oignons et pommes de terre sautées de ma copine. Avec une bouteille de Côtes du Rhône et une baguette tradition, ça roule.
Ton objet fétiche ?
Mon Roland JUNO-D (pour le moment… jusqu’au prochain synthé).
Comment es-tu passé du rock à l’électro ?
Depuis tout petit, j’ai baigné dans la musique électronique du fait que j’ai grandi en écoutant les disques de Jean-Michel Jarre que mes parents passaient inlassablement. J’ai commencé à jouer du rock dans un groupe à l’âge de 16 ans. A cette époque j’écoutais beaucoup de punk et j’ai eu envie de jouer, faire des concerts etc… J’ai joué dans un même groupe pendant plus de dix ans avec lequel j’ai sorti des disques, fait des tournées, et surtout affiné mon amour de la musique.
Parallèlement à ça, j’ai toujours entretenu un rapport avec la musique électronique en tant qu’auditeur. Au fil des ans, j’ai réalisé que beaucoup d’artistes dans la scène électro sortaient des musiques de plus en plus efficaces et inspirées, qui en l’occurrence, surtout depuis la première vague « french touch » à la fin des années 90, qui m'a rappelé ce qui m’avait marqué étant gamin : la musique électronique de la fin des années 70 – début 80.
Pour ce qui est de ma transition, en tant que compositeur, du rock à l’électro ; elle s’est faite dans une période de déclin et de lassitude vis-à -vis de mon groupe. J’avais envie de découvrir de nouvelles choses et surtout d’assouvir quelques fantasmes musicaux au travers d’une nouvelle manière de composer, avec de nombreux instruments et par-dessus tout de ne pas avoir de contrainte artistique, être totalement libre de mes choix du fait que je me retrouve seul face à mon entreprise.
Présentation de L'Homme Moderne
L’Homme est moderne et sa musique aussi. C’est avec soin qu’il travaille ses compositions en mettant l’accent sur des mélodies bien léchées. Les rythmes sont séduisants, intrigants et parfois hypnotiques. A travers ses compositions, L’Homme Moderne laisse transparaître quelques souvenirs cinématographiques qui lui sont chers. Sa musique s’inspire subtilement des bandes originales d’Ennio Morricone, de Giorgio Moroder ou plus largement des premières œuvres électroniques de Jean-Michel Jarre. Mais là où d’autres se perdent dans le recyclage, L’Homme Moderne lui s’inspire du passé pour le mettre au goût du jour et pour mieux le dépasser.
Bio
Dans une société sclérosée par ses tabous, il œuvre dans l’ombre, entouré de lumières automatiques. Il est L’Homme Moderne, bandit singulier qui ne connaît nul acolyte. Car il n’est de solitude plus profonde que celle de L’Homme Moderne. Dr Phibes synthétique au plan de vengeance codé, L’Homme Moderne a toujours été là et ailleurs, essuyant les tempêtes punk-hardcore du début des années 90 en rêvant d’Ennio Morricone et Franco Micalizzi, traversant les années de plomb du post-rock les yeux rivés sur Daft Punk, le Knight Club et Alan Braxe.
Aujourd’hui encore, au plus profond de la morne saturation new-rock, il n’y a guère que Kris Menace et Franz & Shape pour le convaincre à mettre un pied en dehors d’un repaire sans adresse. Autant de sources d’inspiration auxquelles viennent se greffer les effluves de la première vague acid-house, la sauvagerie bigarrée du quartier de Pigalle des années 80, Tomas Milian dans « Milano odia : la polizia non puo’ sparare », les barons de la drogue de Coconut Creek, le cosmo-toc des débuts de Jean-Michel Jarre ou encore les gants de cuir noir de Pierre Waldeck. Car la musique de l’Homme Moderne se regarde autant qu’elle s’écoute : claviers technicolor et riffs totalscope, menace et paranoïa tapies dans un décor pour personnages ambigus, vêtus de combinaisons imperméables au moindre sentiment de complexe. Feel the heat.
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Dernière mise à jour: Friday, 30 July 2010 09:52